• Virée de Contrecoeur

  • Contrôle de la renouée du Japon à Contrecoeur

  • Initiation à la pêche blanche

  • Nettoyage de berges

    Avec le collège Saint-Paul et la Ville de Varennes

  • Restauration de milieux humides

    Presqu'île de Lavaltrie

  • TCR HSLGM

    Photo du comité stratégique

  • J'adopte un cours d'eau

    Coordonateur régional de ce programme éducatif du G3E

  • Pêche en herbe

    Tournoi à Verchères

  • Inventaire des plantes exotiques envahissantes

    Crédit photo: Stéphane Roy-Plante

  • Chevalier cuivré (Moxostoma hubbsi)

    Espèce en voie de disparition

  • Roseau commun (Phragmites australis)

    Plante exotique envahissante

  • Dégustation de poissons au tournoi de pêche de la relève

    Stéphane Bergeron, député de Verchères et Sophie Lemire, notre dg

  • Protection et mise en valeur des îles de Contrecoeur

  • J'adopte un cours d'eau

La gestion intégrée des barrages privés de la rivière Saint-Jean pour la restauration de la diversité biologique

La rivière Saint-Jean, d'une longueur approximative de 22 kilomètres, d'une largeur moyenne de 4,5 mètres et d'une profondeur moyenne de 1,5 mètre est située dans les municipalités de Lanoraie et de Lavaltrie. Elle prend naissance à l'intérieur des Tourbières de Lanoraie et se dirige à contre-sens du fleuve Saint-Laurent jusqu'à Lavaltrie où elle vient se jeter dans le fleuve. Cette rivière représente un tributaire important pour l'alimentation, le déplacement et surtout la reproduction de plusieurs espèces de poissons. Notons par exemple le grand brochet, le doré jaune, la barbotte brune et la perchaude. Avec le ruisseau de Feu situé à Terrebonne, la rivière Saint-Jean constitue l'un des tributaires du secteur offrant des conditions idéales de fraie pour la perchaude.
 

Au cours des dernières années, la perchaude a connu dans le corridor fluvial une diminution importante de ses stocks. Plusieurs hypothèses ont été apportées afin d'expliquer ce phénomène : la surexploitation, l'augmentation de la population de cormorans, les bas niveaux d'eau et l'accessibilité aux sites de fraie. Au milieu des années 1970, le Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) a procédé à la construction de plusieurs petits barrages sur la rivière Saint-Jean. Ces barrages créent des réserves d'eau permettant aux agriculteurs d'irriguer leurs terres. On soupçonne que ces barrages aient par contre causé des torts aux populations ichthyennes utilisant le cours d'eau. Ces barrages forment entre autres une barrière physique au déplacement de ces dernières ainsi que l'accès à leur site de fraie. De plus, la mortalité massive d'œufs de perchaudes a été observée en aval du premier barrage actif causé par l'ajout de poutrelles au barrage qui provoque une baisse du niveau d'eau provoquant l'assèchement des masses d'œufs déposés dans la végétation. 

Barrage sur la rivière Saint-Jean

Ponte de perchaude exondée

À l'époque où la pêche à la perchaude était ouverte toute l'année, le secteur de la rivière Saint-Jean était fort prisé par les pêcheurs sportifs durant la période de fraie, car il regorgeait de poissons et leur capture était facile. Par contre, depuis l'instauration de ces barrages, la population de perchaudes venant se reproduire dans la rivière n'a cessé de diminuer si bien que le secteur est délaissé par les pêcheurs (Direction de la protection de la faune de Lanaudière, comm. pers.).

Pêche récréative à la perchaude en bordure de la rivière Saint-Jean

Au cours des dernières années, la dernière portion de la rivière a connu une modification énorme de sa bande riveraine avec l’apparition d’un projet domiciliaire. Les rives ont été remblayées et artificialisées. On note plusieurs problèmes d’érosion en rive dus aux aménagements des riverains.

Il était donc primordial de remédier à la situation afin d’améliorer l’état de la rivière et ainsi permettre le rétablissement de la population de perchaudes du secteur et de toutes les espèces utilisant ce cours d’eau, en tenant compte, bien sûr, de l’ensemble des usages de la rivière.

Le Comité ZIP des Seigneuries, en collaboration à le Ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs et le pêcheur commercial du secteur, monsieur Gérard Boucher, ont procédé en 2005 à une étude préliminaire portant sur le suivi de la montaison de la perchaude et la caractérisation des rives de la rivière Saint-Jean [1].

Lors de cette caractérisation, les poissons étaient capturés à leur entrée dans la rivière. Chaque spécimen capturé a été mesuré et le sexe ainsi que la maturité sexuelle ont été déterminés. Un inventaire des sites de ponte, un suivi des niveaux d’eau, un échantillonnage de la pêche sportive et une caractérisation des rives ont également été réalisés.

Mesure de la longueur d'une perchaude

  


[1] Côté, C. 2006. Suivi de la montaison de la perchaude (Perca flavescens) et caractérisation des rives de la rivière Saint-Jean, Lavaltrie, 2005. Ministère des Ressources naturelles et de la Faune, Direction de l’aménagement de la faune de Lanaudière, 49 p. et annexes.

 

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