LE HÉRAUT EXPRESS

Édition de décembre 2018

Nos meilleurs vœux pour les fêtes !!!

L’équipe du comité ZIP des Seigneuries vous souhaite de joyeuses fêtes!

Nous avons travaillé sur plusieurs enjeux au cours des derniers mois et nous profitons de cette fin d’année 2018 pour vous présenter un bilan de nos activités récentes dans notre toute première infolettre!

Articles complets de l’édition de décembre 2018

Le déclin des oiseaux champêtres

L’arrivée du printemps, signifie pour beaucoup, le retour du chant des oiseaux. Toutefois, depuis une quarantaine d’années, leur nombre  est en forte baisse. Qu’est-ce qui explique le déclin dramatique de ces populations et que pouvons-nous faire pour assurer leur éventuel retour?

Les oiseaux champêtres, associés aux milieux agricoles, est le groupe d’oiseaux ayant subis des déclins les plus importants de tous les groupes d’oiseaux et ce, à l’échelle mondiale. En effet, plus de 60 % des espèces d’oiseaux champêtres présentent un déclin significatif selon une étude du Regroupement Québec Oiseaux (2014). Avec la modernisation de l’agriculture au Québec, ces déclins se sont accentués dans les derniers 20 ans. Cette problématique reste méconnue de l’ensemble des acteurs du milieu agricole, constituant un obstacle majeur à la mise en place d’actions concrètes pouvant pallier à la situation.

L’homogénéisation du territoire est un facteur majeur contribuant aux déclins des oiseaux champêtres. L’absence d’arbres, d’arbuste, ainsi que de boisés en bordure de cours d’eau et de champs contribue à la perte d’habitat servant à l’alimentation et à la reproduction de nombreuses espèces d’oiseaux. Ainsi, les champs en cultures annuelles (ex.: maïs, blé, soya) abritent une moins grande diversité d’oiseaux que les prairies et les pâturages, représentants des habitats plus hétérogènes. Plusieurs aspects des nouvelles pratiques agricoles contribuent directement ou indirectement sur les changements de la biodiversité, notamment les oiseaux champêtres. Par exemple, avec le développement de cultivars adaptés à notre climat, les activités au champ (fauchage, labourage, ensemencement, récolte, etc.) surviennent maintenant au même moment que le pic de reproduction de la plupart des oiseaux champêtres dont bon nombre nichent au sol, les rendant ainsi très vulnérables aux activités mécanisées. De plus, le fauchage et la récolte du foin se font plus fréquemment, jusqu’à quatre fois par année dans le sud de la province, détruisent un grand nombre de nids et d’oisillons. Pour ces espèces, le temps manque pour mener à terme une nouvelle nichée, rendant ainsi la nidification incompatible avec le fauchage répété. L’usage de pesticides et de fertilisants chimiques affecte également les oiseaux champêtres. Au Québec, c’est jusqu’à 1,2 million d’oiseaux adultes qui succomberaient à cette menace chaque année! Les oiseaux sont contaminés via l’ingestion de semences traitées (granivores), la consommation des insectes nuisibles ciblés (insectivores) ou de proies contaminées (nécrophages et oiseaux de proies).

Le déclin des populations d’oiseaux associées au milieu agricole est l’un des principaux enjeux de conservation des oiseaux en Amérique du Nord. Il est donc important de sensibiliser les agriculteurs aux problématiques entourant les oiseaux champêtres et de mettre en place des initiatives visant à modifier certaines pratiques agricoles afin de réduire les impacts négatifs sur la biodiversité aviaire.

Le comité ZIP des seigneuries entreprend actuellement un projet pour sensibiliser des agriculteurs du territoire aux déclins des oiseaux champêtres et des pratiques pouvant être adaptées pour les favoriser. De plus, des nichoirs seront construits avec des jeunes du territoire afin de favoriser la nidification du canard branchu et de l’hirondelle bicolore. Espérons que ces premières actions mèneront à d’autres démarches pour les oiseaux par la ZIP!

Contrôle de la renouée du Japon

Le Comité ZIP des Seigneuries, en collaboration avec le Comité ZIP Jacques-Cartier et le Conseil québécois des espèces exotiques envahissantes, a entrepris cet été un projet de contrôle de la renouée du Japon sur les rives de l’arrondissement Rivière-des-Prairies‒Pointe-aux-Trembles (parcs Ernest-Rouleau et Clémentine-De La Rousselière) et de Contrecœur (Colonie des Grèves et hôtel de ville).

Lors de la première année du projet, les sites ont été débarrassés des tiges de renouée grâce à une taille au sécateur, puis ils ont été excavés en surface et les résidus ont été envoyés à l’enfouissement. Les sites ont ensuite été recouverts d’une géomembrane, qui sera laissée en place plusieurs années afin de priver la renouée des rayons du soleil et ainsi nuire à sa repousse.

Cette année, nous avons procédé à la plantation d’arbustes indigènes pouvant faire compétition à la renouée du Japon aux quatre sites riverains. Nous y avons planté plus de 2000 tiges sur une superficie totalisant 475 mètres carrés ! Un contrôle régulier d’éventuelles repousses sera assuré dans les années à venir afin d’assurer le succès de ces plantations. Des panneaux d’interprétation présentant les bonnes pratiques de contrôle de cette plante extrêmement envahissante peuvent être consultées à chacun des sites.

Dans le cadre du projet, des outils de sensibilisation à la restauration des milieux envahis par l’espèce ont été créés et diffusés lors des différentes interventions. Afin de faciliter la compréhension de cet enjeu, une capsule vidéo et quatre fiches d’information sur le contrôle de cette plante envahissante peuvent être consultés sur les sites Web des comités ZIP et du CQEEE.

Toute l’équipe est fière du travail accompli! Un gros merci à la Ville de Contrecœur, l’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, la Colonie des grèves de Contrecœur et l’éco-quartier de la Pointe-aux-Prairies pour leur précieuse collaboration. Un gros merci également aux bénévoles qui sont venus aider lors des journées de plantation.

Notons que ce projet est rendu possible grâce à une contribution du Programme Interactions communautaires, lié au Plan d’action Saint-Laurent 2011-2026, et à l’apport des gouvernements du Canada et du Québec.

Pour en savoir plus, vous pouvez visiter la page du projet : https://zipseigneuries.com/2018/06/17/controle_renouee/

Des jeunes impliqués pour l’environnement!

À la fin de l’été, le Comité ZIP des Seigneuries et deux écoles ont participés à des activités sur les rives du Saint-Laurent.

Des étudiants du Collège Saint-Paul à Varennes ont participé au contrôle de plantes exotiques envahissantes, soit la renouée du Japon. L’activité, initiée par Stratégies Saint-Laurent et ses partenaires Go explo et les Sapiens, vise l’expérience scientifique sur le terrain et la production d’une capsule vidéo.. Les jeunes ont donc participé à retirer cette plante envahissante des rives du parc de la commune à Varennes. Cette capsule pourra être visualisée d’ici 2019 sur le site internet de Go Explo.

Des étudiants de l’Académie Antoine-Manseau à Joliette, ont participés à J’adopte un cours d’eau volet poisson. Ainsi, ces jeunes ont évalué l’état de santé du cours d’eau et des communautés de poissons du Saint-Laurent à Lavaltrie. En effet, les poissons d’eau douce peuvent être utilisés pour évaluer l’état de santé globale d’un milieu aquatique. Pour ce faire, les étudiants de l’Académie Antoine-Manseau ont observés et identifiés les poissons d’eau douce échantillonnés, ainsi que mesurés les paramètres physico-chimiques et bactériologiques du site. Un rapport de suivi a été soumis au Groupe d’éducation et d’écosurveillance de l’eau (G3E), responsable du programme J’adopte un cours d’eau.

Merci à tous de votre précieuse collaboration!

 

 

Participations

Le 11 octobre, Sophie Lemire, notre directrice générale, a donné une conférence dans le cadre d’une soirée d’information pour les citoyens de Verchères sur le thème de « L’érosion des berges: problèmes et pistes de solutions » organisée par Monsieur Barsalou-Duval du bloc québécois.

Le 28 et 29 novembre, le comité ZIP des Seigneuries a participé à la sixième édition du Forum Saint-Laurent à Québec sur le thème « D’amont en aval ».

Le 30 novembre, Cynthia Franci, responsable de projets, a participé à une journée de formation sur les normes ouvertes pour mieux planifier la conservation organisée par Réseaux de milieux naturels protégés. Cette formation était donnée par Louise Gratton, consultante en écologie et conservation, en collaboration avec Kateri Monticone de Conservation de la nature.

Événements ZIP

Les microplastiques et la science participative

Le 21 novembre, Alexis Eisenberg, fondateur et directeur général de Poly-mer, était le présentateur invité lors de la rencontre sur les enjeux du PARE  tenue à l’hôtel de ville de Repentigny. Sa conférence, traitant de la pollution des eaux par les microplastiques et de son projet d’échantillonnage dans le fleuve Saint-Laurent, a interpellé tous les participants. L’initiative de science participative comme solution pour documenter l’importance de cette pollution omniprésente est une idée qui fera son chemin dans le corridor fluvial.

Atelier de partage sur la vulnérabilité des sources d’eau potable

Le 5 décembre à eu lieu, à la Polytechnique Montréal, l’Atelier de partage sur la vulnérabilité des sources d’eau potable organisée par le comité ZIP du Haut-Saint-Laurent, Jacques-Cartier et des Seigneuries, en collaboration avec la Ville de Montréal et Polytechnique Montréal. Ce fut une occasion d’échanger sur les méthodes et les défis reliés à l’analyse de vulnérabilité des sources d’eau potable que doit produire les villes et municipalités d’ici 2021. Une journée super intéressante! Merci aux présentatrices et présentateurs ainsi que tous les participant(e)s pour cette journée d’échange d’information!

Nouvelle dans l’équipe de la ZIP

Avez-vous remarqué plus d’articles à propos des oiseaux et de la pollution sur la page facebook du comité ZIP dernièrement? C’est normal! Une nouvelle employée s’est ajoutée à l’équipe en septembre, avec un petit penchant pour les oiseaux !  Cynthia Franci, responsable de projets au Comité ZIP des Seigneuries, est titulaire d’une maîtrise en biologie avec spécialisation en toxicologie et santé environnementale. Elle est également technicienne en bioécologie, lui conférant une très bonne connaissance de la faune et des techniques d’inventaires et de caractérisation du milieu. Elle participe aux différents projets de la ZIP, est en charge des communications, et développe de nouveaux projets, dont certains sur les oiseaux bien entendu!