• Virée de Contrecoeur

  • Contrôle de la renouée du Japon à Contrecoeur

  • Initiation à la pêche blanche

  • Nettoyage de berges

    Avec le collège Saint-Paul et la Ville de Varennes

  • Restauration de milieux humides

    Presqu'île de Lavaltrie

  • TCR HSLGM

    Photo du comité stratégique

  • J'adopte un cours d'eau

    Coordonateur régional de ce programme éducatif du G3E

  • Pêche en herbe

    Tournoi à Verchères

  • Inventaire des plantes exotiques envahissantes

    Crédit photo: Stéphane Roy-Plante

  • Chevalier cuivré (Moxostoma hubbsi)

    Espèce en voie de disparition

  • Roseau commun (Phragmites australis)

    Plante exotique envahissante

  • Dégustation de poissons au tournoi de pêche de la relève

    Stéphane Bergeron, député de Verchères et Sophie Lemire, notre dg

  • Protection et mise en valeur des îles de Contrecoeur

  • J'adopte un cours d'eau

ZICO de Contrecoeur

 

La ZICO de la Réserve-nationale-de-faune-des-îles-de-Contrecœur 

La ZICO couvre la majeure partie de la Réserve-nationale-de-faune-des-Îles-de-Contrecœur. Cet archipel d’environ 20 km², composé de 29 îles, comprend un ensemble remarquable d’habitats pour la reproduction, l'alimentation et le repos de nombreuses espèces d'oiseaux.

 Oiseaux :

Un site d’une grande diversité : plus de 80 espèces.

Le plus important site de nidification du canard chipeau dans la vallée du Saint-Laurent.

Un site important pour :

  • Le petit garrot et le garrot à œil d’or : 2 % de la population totale du Saint-Laurent ;
  • Le goéland à bec cerclé : plus de 1% de la population mondiale ;
  • La nidification de la sauvagine.

Espèces protégées :

  • 4 espèces en péril telles que le hibou des marais.
  • 11 espèces menacées ou vulnérables telles que la sterne caspienne et l’hirondelle de rivage.

Habitats :

  • Herbier aquatique et marais majoritairement submergés au printemps.

 

Dépliant

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Suivant vos pratiques, plusieurs pratiques peuvent être adoptées afin de protéger les écosystèmes : 

 

Camouflage des caches : éviter le roseau commun+

Le roseau commun, ou phragmite, est une plante extrêmement envahissante. Pour en apprendre plus sur cette plante, veuillez-vous référer à cette page.

Prisé par les chasseurs pour le camouflage des caches, cette pratique entraine de nombreux problèmes environnementaux. Le phragmite peut s’implanter rapidement et facilement dans un nouvel environnement grâce à un seul fragment. En coupant et en transportant les tiges sur leur bateau, les chasseurs entrainent la dispersion et la prolifération des plants dans des milieux non contaminés.

PROBLÉMATIQUES :

Le roseau commun entraine une perte d’habitat pour la faune notamment ceux utilisés par la sauvagine pour la reproduction. Les milieux humides sont des habitats affectionnés par le phragmite qui subissent d’importantes modifications, bouleversant la santé des écosystèmes.

QUOI FAIRE ?

  • Utiliser d’autres plantes disponibles sur le terrain ou en magasin (foin, quenouille, palmier, bananier, etc.) plutôt que le phragmite
  • Utiliser des matériaux synthétiques (duracover, shadowgrass, etc.)

   

                           Cache avec joncs                                                   Cache avec Phragmites 

Attention :

Même la coupe du panicule (panache) contenant les graines ne garantit pas la non-prolifération. Seule la non-utilisation est totalement efficace contre la dispersion.

Bateau à moteur : attention aux herbiers+

Les herbiers aquatiques servent d’abris et de garde-manger pour beaucoup d’oiseaux et de poissons. Ce sont des milieux sensibles qui constituent un environnement fragile et vulnérable aux perturbations humaines. Ils sont importants pour la santé des écosystèmes. Cependant, plusieurs activités humaines peuvent avoir un impact important sur leur qualité. Par exemple, les vagues créées par les bateaux accentuent l’érosion des rives et la destruction des herbiers. Aussi, lors de la chasse, les herbiers sont souvent coupés pour ouvrir une fenêtre sur le milieu ou pour favoriser le passage des bateaux entrainant une modification de l’habitat.

PROBLÉMATIQUES :

  • Destruction des habitats de reproduction, d'alevinage et d'alimentation des poissons.
  • Diminution de la diversité animale.

 QUOI FAIRE ?

  • S’éloigner à plus de 100 mètres des rives.
  • Réduire la vitesse de son embarcation à moins de 10 km/h lors du passage près des rives.
  • Éviter les herbiers et s’ancrer à l’extérieur.
  • S’installer dans les ouvertures naturelles plutôt que couper la végétation.

 

          

                      Embarcation ancrée loin des herbiers          Embarcation à plus de 100 mètres des rives

 
 

Motoneige et VHR : Contourner les îles l'hiver+

En hiver, la glace permet aux motoneiges et aux véhicules hors route (VHR) de circuler sur un plus grand territoire. Cependant, le passage dans ces endroits sensibles a un impact négatif sur la faune et la flore.

PROBLÉMATIQUES :

  • Destruction des habitats.
  • Dérangement des oiseaux.
  • Pollution des milieux sensibles.
  • Transport de plantes exotiques envahissantes (PEE).

En passant avec les véhicules, des fragments de plantes peuvent être récoltés puis transportés et relâchés plus loin, entrainant la colonisation de nouveaux milieux. Les PEE ont d’importants impacts sur l’environnement. Tout d’abord, elles nuisent à la biodiversité en occupant massivement les milieux humides et réduisant l’espace pour les autres espèces. Elles ont un fort potentiel de colonisation, n’ayant souvent que peu de prédateurs et de compétiteurs, poussant plus rapidement et se reproduisant plus efficacement que les espèces végétales indigènes. Enfin, elles altèrent les fonctions écologiques des écosystèmes et les services écologiques associés (comme la biodiversité ou les lieux de reproduction de la faune).

QUOI FAIRE ?

  • Vérifier le positionnement des îles pour s’assurer de les contourner.
  •  Respecter la signalisation et les chemins autorisés.

 
 

Pesées et projectiles : Éviter le plomb+

Lors de la pratique de la chasse à la sauvagine sur l’eau ou de la pêche sportive, des pesées peuvent être utilisées. Dans le cas de la chasse, elles servent à maintenir les appelants à leur place tandis qu’à la pêche, elles sont utilisées sur les lignes à pêche. Ces pesées sont majoritairement constituées de plomb, car c’est un matériau abordable et facilement disponible. Cependant, ces activités entrainent un rejet de plomb dans le milieu aquatique, lors de la perte des pesées.

Un autre apport de plomb dans l’environnement se fait par les projectiles de chasse au gros gibier. Au Canada, depuis 1999, les balles en plomb sont interdites pour la chasse à la sauvagine, mais demeurent les projectiles les plus utilisés pour la chasse au gros gibier. Lors de l’impact de la balle, le plomb se fragmente dans le corps de l’animal (orignal ou chevreuil) et contamine les tissus. Les viscères, contaminés au plomb, laissés sur place par les chasseurs, peuvent être consommés par d’autres animaux tels que les oiseaux de proie et ainsi les empoisonner. Les balles perdues génèrent aussi du plomb dans l’environnement, car des fragments sont dispersés suite l’éclatement du projectile.

PROBLÉMATIQUES :

Le plomb des pesées et des projectiles n’est pas biodégradable restant biodisponible et donc accessible pour plusieurs décennies voir plus.

Directement, en les confondants avec du gravier ou des aliments, ou indirectement, en les ingérant avec de la nourriture tel que le maïs, les oiseaux avalent une quantité importante de métal. Le plomb est un métal lourd qui entraine de nombreux dérèglements chez la faune. Les systèmes nerveux et cardiovasculaire ainsi que le foie et le rein sont les principales cibles de ce métal.

Le plomb contenu dans une pesée de ligne à pêche peut représenter une dose fatale pour un oiseau qui l’ingérerait. Même si les concentrations en plomb sont rarement directement fatales, les oiseaux intoxiqués, même faiblement, peuvent avoir plusieurs problèmes : difficulté pour échapper aux prédateurs, aux chasseurs, aux collisions avec véhicules, s’orienter, voler, trouver et digérer sa nourriture, s’accoupler, bâtir un nid, pondre ou prendre soin de ses petits, etc.

Les oiseaux de proie sont très vulnérables à l’intoxication au plomb, car leur estomac est très acide et dissous rapidement le métal, l’envoyant dans leur sang.

QUOI FAIRE ?

  • Utiliser des projectiles en cuivre
  • Remplacer les pesées en plombs par des pesées en étain, en acier, en bismuth, en caoutchouc, en céramique ou en argile.

 

Sources :
Scheuhammer, A.M., S.L. Money, D.A. Kirk et G. Donaldson. 2003. Les pesées et les turluttes de plomb au Canada : Examen de leur utilisation et de leurs effets toxiques sur les espèces sauvages. Service canadien de la faune. Numéro 108 http://publications.gc.ca/collections/Collection/CW69-1-108F.pdf
Conservation Nature. 2010. Pollution par les munitions. [En ligne] http://www.conservation-nature.fr/article2.php?id=140
Bégn, G. et M. Sylvestre. 2015. La contamination au plomb. La semaine verte. Radio Canada [En ligne] http://ici.radio-canada.ca/tele/la-semaine-verte/2014-2015/segments/reportage/1411/contamination-plomb-gibier-chasse?isAutoPlay=1
Radio Canada. 2015. Chasse : Le plomb dans les balles contaminerait la faune. [En ligne] http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/702793/plomb-chasse-gibier-etude-uqar
Univers Nature, 2013, Saturisme – Santé – Environnement et chasse / pêche (dernière partie), [En ligne] http://www.univers-nature.com/durable-co/environnement/plomb-3-51179.html
 

Bateaux à moteur : Optimiser sa vitesse+

L’érosion des rives est un phénomène naturel. Elle peut être causée par les vagues de vent, la glace, le niveau d’eau ou encore la pente de la rive. Cependant, avec les activités humaines, cette érosion est grandement accentuée. En plus d’une perte de terrain, l’érosion des rives affecte la qualité de l’eau et la qualité des habitats avec le relâchement d’une quantité importante de sédiments et de nutriment (azote, phosphore) dans le cours d’eau.

PROBLÉMATIQUE :

Lors du déplacement des bateaux, la propulsion crée un déplacement d’énergie formant une vague résiduelle. Suivant la vitesse du bateau, la grosseur de la vague va varier et son impact sur l’environnement avec. Les trois catégories de vitesse suivantes engendrent des vagues de différentes ampleurs : 

Vitesse de déplacement

C’est la vitesse qui crée le moins de vagues. Elle a lieu lorsque la proue du bateau lors du déplacement est dans l’eau.

Vitesse de transition

C’est la vitesse qui génère le plus de vagues et donc d’érosion des rives. Avec la prise de vitesse pour atteindre le planage, la proue s’élève faisant s’enfoncer la poupe créant ainsi de grosses vagues. 

Vitesse de planage

Cette vitesse est atteinte lorsqu’une faible portion de la coque du bateau est en contact avec l’eau. Elle provoque moins de vague que la vitesse de transition, mais en génère plus qu’à la vitesse de déplacement. Certains bateaux ne peuvent pas atteindre la vitesse de planage, créant donc de grosses vagues en tout temps.

QUOI FAIRE :

  • Apprendre à bien connaitre son bateau pour déterminer les paliers de ces trois vitesses
  • À moins de 100 mètres des rives, rester en vitesse de déplacement (moins de 10 km/h)
  • Considérer la taille du sillage produit lors de l’achat d’un nouveau bateau
  • Balancer correctement les charges dans le bateau pour diminuer le temps passé en vitesse de transition
Source :
Pike Lake Community. 2013. WATCHING YOUR WAKE. [En ligne] http://www.ottylakeassociation.ca/documents/watch_your_wake.pdf

Déchets : Ramasser les cartouches vides+

En tout temps, afin de laisser l’endroit propre et de qualité pour la faune et la flore, il faut ramasser ses déchets. Les cartouches vides peuvent être une source importante de pollution.

 

Le programme international ZICO+

Ce programme vise à identifiersurveiller et protéger des sites essentiels pour les oiseaux et la biodiversité. On recense 12 000 ZICO à travers le monde, dont 96 au Québec.

Les ZICO du Québec

 

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