L’île Bouchard, située dans la municipalité de Saint-Sulpice, a près de 70 % de sa superficie servant à des fins agricoles, dont la culture de maïs et de soya. Ces grandes cultures sont souvent accompagnées de pratiques pouvant être néfastes pour la faune aviaire telles que l’usage de pesticides et/ou d’herbicides, la mise à nue des sols, et la perte d’habitat. L’île Bouchard est un territoire à forte valeur écologique, de nombreuses espèces fauniques y sont établies. En effet, l’île abrite une héronnière, des canards barboteurs, des oiseaux de proie ainsi qu’une variété d’oiseaux champêtres.

Actuellement, les oiseaux champêtres présentent les déclins les plus importants et les plus consistants de tous les groupes d’oiseaux. En effet, plus de 60 % des espèces d’oiseaux champêtres présentent un déclin significatif. Au Québec, ces déclins se sont accentués dans les derniers 20 ans, d’où l’importance d’adapter les pratiques agricoles afin d’offrir des habitats propices à la nidification de ces oiseaux. La conservation d’habitats naturels et la fabrication de structures de nidification sont des solutions qui favorisent une diversité d’espèces aviaires en zones agricoles.

Ce projet vise donc à améliorer la qualité des habitats pour la faune aviaire en milieu agricole en créant des sites de nidification des espèces ciblées, soit l’hirondelle bicolore et le canard branchu. Les agriculteurs et propriétaires de l’île seront également sensibilisés aux impacts des pratiques agricoles sur les oiseaux lors de rencontres individuelles et recevront des recommandations adaptées à leur situation afin de contribuer à la conservation des espèces ciblées.

Ce projet permet également d’initier des jeunes aux enjeux aviaires en milieu agricole. Deux groupes d’élèves du secondaire auront l’occasion de participer à la fabrication et à l’installation de nichoirs afin de créer des habitats propices pour la faune aviaire de l’île Bouchard.

 

Ce projet a été rendu possible grâce à une contribution du Fond d’action Saint-Laurent (FASL), via son programme maritime pour la biodiversité du Saint-Laurent en collaboration avec le Gouvernement du Québec, ainsi qu’une contribution significative issue de l’Administration portuaire de Montréal (APM).

 

Crédits photo : Comité ZIP des Seigneuries